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Historique

De l'après-guerre à nos jours.
Le 20 février 1946, M. Coutin cède son fond de commerce de cinéma connu sous le nom de « Cinéma Palace Rabelais » à la S.A.R.L. constituée par MM. Abinett et Cohu.
M. Toni Abinett, nommé gérant pour la durée de la société, entreprend de grands travaux de transformation avec M. Jaillais, entrepreneur et M. Rougemont, architecte.
Les travaux comprendront ; une avancée de façade, une insonorisation, une installation de nouveaux sièges garnis de tissus et de strapontins à dossiers fixés au sol, la reconstruction de l'escalier extérieur et la création de la salle de projection remplaçant la cabine suspendue des débuts.
La salle compte alors un accueil de 350 places.

Le 14 octobre 1949, M. Abinett démissionne. La société devient « Palace Rabelais Cinéma » et MM. René Briais et Gaston Isoux sont nommés gérants sans limitation.

En 1953, les enfants de M. Bontemps deviennent propriétaires des murs.

A partir de 1955 débute un programme de « connaissance du monde », qui se compose d'un film accompagné d'une conférence présentée par le réalisateur.

Le 15 décembre 1956, M. Adalbert Métraud succède à MM. Briais et Isoux comme gérant unique. Il fait poser un écran panoramique en 1957 - événement attendu à Chinon – inauguré le 7 juillet 1957 avec le film en cinémascope « Notre Dame de Paris » de J. Delannoy, avec pour interprètes principaux Gina Lollobrigida et Anthony Quinn.

Moins d'un an plus tard, en avril 1958, M. Adalbert Métraud cède ses parts à M. Marcel Gérard, à sa fille et à M. Eugène Roisin. M. Gérard est le nouveau gérant unique.
Il supervise l'activité avec l'aide de sa fille et de son gendre. Respectivement ; Mme Gacem, qui s'occupe de la programmation et de la caisse avec Mme Gérard et M. Gacem, ébéniste décorateur de métier, qui effectue de nombreux travaux.
Les améliorations apportées par ce dernier comprendront ; des appliques posées sur les murs tendus de tissus plissés jaune et du velours rouge recouvrent les sièges.
De plus, le balcon sera agrandi par M. Jean Zocchetti.
Dans la cour, des micros diffusent de la musique pour faire patienter les spectateurs avant la projection des films.

Les séances ont lieu en soirée à 21 heures du mercredi au samedi et le dimanche à 15 heures et 17 heures.
Une séance comprend deux documentaires et de la publicité, un entracte avec vente de confiserie, puis le film. En règle générale, la programmation est de deux films hebdomadaires : un même film est à l'affiche le mercredi, le jeudi et le vendredi et s'adresse surtout à un publique jeune, tandis qu'un autre lui succède le samedi et le dimanche. Cependant, les grands films tels « Le Pont de la Rivière Kwaï » ou « Les Canons de Navarone » sont projetés toute la semaine.

Le 25 Octobre 1965, M. Gérard cesse son activité. A cette époque, il déplore une baisse très nette de la fréquentation du cinéma due, entre autres, à l'arrivée de la télévision dans les foyers. A cela s'ajoutent le coût toujours plus élevé des films et la difficulté croissante pour obtenir des copies.
C'est alors M. Groult qui, désigné par la société, lui succède comme gérant unique.

Moins d'un mois plus tard, le 23 novembre 1965, après délibération des associés, la S.A.R.L. prend la dénomination de « Cinéma Rabelais ».

Le 15 décembre 1965, avec l'accord des membres de la société, M. Jouzeau remplace M. Groult, démissionnaire mais toujours associé.
L'installation électrique du cinéma est alors rénovée. Mme Jouzeau est à la caisse et M. Sallé reste projectionniste.
La fréquentation de la salle est alors moyenne en dehors des week-ends.

Le 27 Juin 1969, M. et Mme Jouzeau cèdent une partie de leurs parts à M. Michel Diveu qui devient le nouvel associé et le nouveau gérant. Il entreprend des travaux de réfection concernant l'électricité, le balcon, une partie du parterre et la cabine de projection. Mme Diveu devient caissière.

En août 1971, M. Figeac succède à M. Diveu et prend la direction de la salle jusqu'en 1985.
Celui-ci déplore à la fois les coûts de fonctionnement d'une petite salle, la baisse de fréquentation et le manque de succès de la plupart des films qui ne sont pas « grand public ». Après avoir mis un terme aux conférences de « Connaissance du Monde » en 1978, il envisage même de fermer le cinéma.
En définitive, M. Figeac ne ferme pas les portes du « Palace Rabelais » et le cinéma est même rénové sous sa direction en 1984.
1984 est également l'année qui voit également la hausse de la fréquentation grâce notamment à la mise en place, le vendredi et le samedi, de deux séances à 20 heures et 22 heures au lieu de l'unique séance de 21 heures. Ainsi le cinéma propose parfois deux films différents dans une même soirée.

En août 1985, M. Dauzat succède à M. Figeac et assure avec son épouse un fonctionnement familial du cinéma. Il ajoute une séance le mardi soir.

La fréquentation du cinéma continue sa progression à la hausse : 32000 entrées sont enregistrées en 1985. M. Dauzat explique ces bons résultats par l'arrivée plus rapide des films à Chinon sous un délai de 15 jours à 3 semaines après leur sortie nationale.

En 1986, un nouveau projecteur est installé. M. Dauzat travaille également avec les scolaires, proposant chaque trimestre une séance à prix spécial au collège Jean Zay et à l'établissement St Joseph.

Le 7 mars 1989, M. et Mme Dauzat, jusqu'alors exploitants, deviennent propriétaires en rachetant les murs aux enfants de M. Bontemps, le créateur du cinéma de Chinon.

Cependant, depuis 1986 et malgré la régularité de la programmation et les efforts déployés, la fréquentation chute de nouveau et la gestion du cinéma devient plus difficile pour M. et Mme Dauzat qui, fin 1989, finissent par vouloir arrêter l'exploitation. A ce moment le cinéma Rabelais est le dernier cinéma indépendant d'Indre-et-Loire.
La ville de Chinon envisage alors de reprendre le cinéma.

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