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Historique

Les années 1922 – 1946.
Après des débuts chaotiques mais prometteurs, le cinéma s'installe en 1922 dans un bâtiment de la rue Jean-Jacques Rousseau, pour ne plus le quitter.
Un homme, M. Bontemps, réhabilite une ancienne grange ou l'on jouait autrefois à la boule de fort. Il s'agit de la salle du cinéma actuel alors baptisée « Palace Rabelais ».
Bien qu'elle soit considérée comme le « palais du cinéma », cette salle annexe du café reste avant tout une salle polyvalente ou sont organisés divers spectacles, fêtes et même parfois des réunions politiques.

Parallèlement à ces spectacles et conformément à la vocation première de la salle, des séances cinématographiques sont hebdomadairement programmées par M. Bontemps. Ainsi, la première séance de cinéma a lieu le 5 octobre 1922 avec le péplum « Quo Vadis ».
Les séances seront présentées les samedis soir à 20h30 et les dimanches à 15h et 20h30, auxquels s'ajouteront un peut plus tard les jeudis soir.

Le personnel est alors constitué d'une caissière (Mme Freudenreich), d'un opérateur (M. Georges Demay secondé par M. Charles Blondeau) et de deux ouvreuses, l'une pour la salle et l'autre pour le balcon. Il est à noter que ce rituel des ouvreuses, dont le rôle était de placer les spectateurs, durera jusqu'en 1974.

Le prix des places est fixé en fonction du confort et de la visibilité qu'elles offrent. On trouve ainsi en 1922 pas moins de 4 tarifs différents. Les places réservées sont parmi les deux premiers rangs du balcon. En raison du succès rencontré, les places peuvent être louées à l'avance auprès du café de la ville.
Au rez-de-chaussée, en l'absence de dénivellement du sol et devant un écran de moindre envergure (à peut près 4m²), les meilleurs places se trouvent parmi les premiers rangs, les plus prisées étant bien évidement au balcon ou les sièges sont un peu plus confortables. Ces derniers sont d'ailleurs déjà disposés en rang dégradé vers l'écran.

En 1929, M. Bontemps réalise d'importants travaux d'agrandissements avec l'aménagement d'une salle spéciale d'entractes et introduit une innovation musicale : « une nouvelle application permet, grâce à la T.S.F., d'entendre dans toute leur puissance les plus grands orchestres du monde entier ».

Un an plus tard, il annonce alors un changement de propriétaire.
En octobre 1930, M. Doyer assure l'exploitation du Palace Rabelais. Deux ans plus tard, Eugène Coutin lui succède tandis que M. Bontemps reste propriétaire des murs. M. Coutin assure et organise également des séances de cinéma itinérant dans les communes voisines.

1932 voit la clôture de la saison du cinéma muet et l'arrivée du cinéma parlant à Chinon le 26 mars, avec « L'homme qui assassina » comme premier film parlant. Malheureusement un incendie détruit les bobines lors de la seconde projection du film. Le second film parlant, « La Tendresse », ne fera sont apparition qu'en octobre suivant.

En 1937, M. Victor Gautier installe le balcon sur une ossature de métal.

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